Comité NON au revenu de base inconditionnel | CP 1215 | CH-1001 Lausanne

GOUFFRE FINANCIER

208 milliards de francs par année, c’est 2’500.- par mois pour chaque adulte vivant en suisse et 625.- par mois pour chaque enfant. C’est colossal. 
  • Les travailleurs et les contribuables vont financer le RBI.

Seules les personnes sans revenu ou qui gagnent moins que 2’500.- par mois seront gagnantes. Toutes les autres devront continuer à travailler pour financer le système.

  • Un financement bien compromis.

Il est évident que les travailleurs à temps partiel, dont le salaire avoisine les 2’500.-, vont arrêter leur activité, alors que d’autres, à 100%, vont profiter de l’aubaine pour réduire leur taux d’activité. Cette situation met en péril le financement du système qui dépend des 128 milliards de francs générés par les seuls travailleurs.

  • Un trou d’au moins 25 milliards.

Même si les salariés cotisent à hauteur de 128 milliards de francs et que la réaffectation des prestations de sécurité sociale apporte 55 milliards de francs supplémentaires à l’édifice, il manquera encore, selon le Conseil Fédéral, 25 milliards de francs chaque année ! Pour les financer, il va inévitablement falloir augmenter les impôts ou les taxes. Un exemple: s’il revenait à la TVA de financer un tel montant il faudrait plus que la doubler et la fixer à 17%, c’est tout ça de moins à dépenser ailleurs!

 

MENACE POUR L’ECONOMIE

La Suisse dispose d’une économie très compétitive, enviée par tous et citée en exemple à travers le monde. Sa force, c’est son travail. Avec le RBI ce modèle va s’effondrer.
  • Baisse de la quantité et de la qualité du travail.

Sans matières premières, l’économie de la Suisse repose sur le travail, la création d’entreprises, l’innovation et le dynamisme. L’introduction d’un RBI va durablement affecter le monde du travail. Avec moins de travailleurs et avec des travailleurs qui diminuent leur taux d’activité, c’est tout le système qui va s’effondrer: moins de productivité, moins de motivation, moins d’efficacité, moins de pouvoir d’achat et moins de rentrées fiscales!

  • Exode d’entreprises, pertes d’emplois

Il est déjà difficile pour les entreprises de trouver de la main d’œuvre et des employés qualifiés. Avec un RBI ça deviendra impossible. De plus, si la TVA augmente ou que d’autres taxes sont introduites, le coût du travail augmentera encore; déjà confrontées au franc fort les entreprises devront soit fermer, soit quitter la Suisse.

  • Accès au monde du travail limité et incitation à ne pas travailler.

L’introduction d’un RBI mettra fin aux emplois à temps partiel sous les 50% de taux d’activité: on travaillera à 100% ou avec un taux d’activité important. En outre, un tel système n’incitera pas les travailleurs à faible capacité de gain à travailler. Tout le monde est perdant!

 

FIN DE LA COHESION SOCIALE

Un système qui établit un Etat tout puissant est voué à l’échec; l’expérience passée l’a démontré.
  • Dépendre de l’autre.

Le RBI pose les bases d’un système qui pousse les inactifs à vivre aux dépens des travailleurs. On compte sur l’autre pour vivre au lieu de compter sur soi. Or si le nombre de travailleurs diminue, c’est tout le financement du système qui implose.

  • Un pays d’assistés

Dans le système imaginé par les initiants, l’individu est mis, de la naissance à la tombe, sous perfusion d’un Etat qui devra distribuer de plus en plus de richesses alors qu’il en percevra de moins en moins. Le niveau de vie va chuter jusqu’au moment où il faudra tout reconstruire… L’autonomie et la liberté s’acquièrent au travers d’une économie qui valorise le travail et ne l’étatise pas!

  • Le démantèlement du système social.

Notre système social, qui a mis des décennies à se construire, fonctionne bien et a fait ses preuves. Le nouveau système supprimerait certaines prestations (AVS, AI, allocations familiales,…) du système social actuel et mettrait fin non seulement au principe de subsidiarité (minimum vital couvert par l’activité lucrative) mais également à celui de la solidarité. De plus, il maintiendrait d’autres prestations telles que l’assurance chômage, la LPP, les prestations complémentaires, les aides au logement, les subsides à l’assurance maladie etc., ce qui ne représente en aucun cas une simplification du système. C’est une aberration!